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Logiciel souverain pour cabinet comptable : les critères qui comptent

"Hébergé en France" ne suffit pas. Voici comment évaluer la souveraineté réelle d'un logiciel SaaS avant de confier les données de vos clients.

Définition utile

Un logiciel SaaS est souverain quand il combine trois éléments :

  1. Édité par une entité juridique européenne (pas une filiale d'un groupe non-UE)
  2. Hébergé en UE, idéalement en France
  3. Aucun de ses sous-traitants n'est soumis à une législation extraterritoriale incompatible avec le RGPD (Cloud Act US, FISA 702, etc.)

La nuance qui compte : un éditeur français hébergé chez OVH peut quand même utiliser OpenAI pour son IA, Salesforce pour son CRM client, Mixpanel pour son analytics. La chaîne n'est plus souveraine.

Pourquoi c'est un sujet pour un cabinet

1. Simplifier la conformité RGPD

Un éditeur souverain élimine les transferts hors UE. Le DPA est court, lisible, opposable. Le registre des traitements du cabinet n'a pas à documenter de mesures contractuelles supplémentaires (clauses types) ni à justifier les choix de sous-traitants à risque.

2. Continuité opérationnelle

Les outils américains peuvent être coupés unilatéralement (sanctions, embargos, décisions de l'éditeur). C'est rare, mais le risque existe et croît avec la fragmentation géopolitique.

3. Confidentialité effective

Les données comptables d'un cabinet — bilans, marges, salaires, opérations particulières — sont structurellement sensibles. Tout transit par un LLM ou un service tiers américain est potentiellement consultable par les autorités américaines au titre du Cloud Act ou du FISA 702.

Le piège du Data Privacy Framework : le DPF de 2023 facilite formellement les transferts UE-US, mais ne neutralise pas le Cloud Act. Les éditeurs SaaS américains restent juridiquement contraignables par leur gouvernement.

Les 6 questions à poser à un éditeur

  1. Où sont hébergées les données ? Pays, fournisseur de cloud, région.
  2. Liste complète des sous-traitants dans le DPA ? Refuser un DPA qui dit "et tout autre sous-traitant que nous estimerons utile".
  3. Statut juridique de l'éditeur ? Société européenne, ou filiale d'un groupe non-UE ?
  4. Quel LLM utilisez-vous, le cas échéant ? OpenAI / Anthropic / Mistral / aucun ?
  5. La signature électronique est-elle native ou via DocuSign/Adobe ?
  6. Quelles certifications ? ISO 27001, HDS, SecNumCloud le cas échéant.

Le mythe "made in France = souverain"

Beaucoup d'éditeurs français revendiquent la souveraineté tout en utilisant :

Souveraineté réelle = l'ensemble de la chaîne, pas seulement l'hébergement de la base de données.

Comment IAMSHIBA se positionne

IAMSHIBA est conçu sur un principe simple : zéro sous-traitant hors UE. Concrètement :

Ce positionnement structure tout le produit, y compris les arbitrages techniques. Voir aussi : RGPD pour expert-comptable.

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